Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l'IA ?
Pr Patrick Callier : Il y a un peu moins de dix ans, le laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire du CHU Dijon Bourgogne a accueilli le Dr Davide Callegarin, premier médecin reconnu en France comme spécialiste de l’intelligence artificielle, grâce à sa triple compétence de médecin biologiste, ingénieur et data scientist – un profil très rare. Cette rencontre m’a conduit à co-créer l’unité fonctionnelle UF1873 dédiée à l’intelligence artificielle en santé (dite DIAD, pour Développement de l’IA au CHU de Dijon), qui positionne aujourd’hui notre établissement comme un acteur moteur et pionnier dans ce domaine. Dans le prolongement, j’ai développé un diplôme universitaire (DU) en IA en santé en partenariat avec l’université de Bourgogne, puis le premier diplôme inter-universitaire (DIU) consacré à l’IA générative en santé (GEN-IAs) en partenariat avec l’École de l’intelligence artificielle en santé (ÉIAS) du CHU de Montréal (CHUM), le CHUM, et les universités de Nantes et de Paris Cité – j’en assure également la responsabilité pédagogique. Je coordonne aussi le Datathon IA4Care, qui rassemble des équipes pluridisciplinaires autour de défis concrets, ainsi que l’initiative DataKids, dédiée à la sensibilisation des plus jeunes. Enfin, j’utilise moi-même l’IA au quotidien, en pratique clinique comme en recherche.
Dans quel contexte SoFIA-Santé a-t-elle vu le jour?
SoFIA-Santé a été lancée à l’occasion de la première journée dédiée à l’intelligence artificielle générative en santé, organisée en mai 2025 à Beaune pour explorer les innovations, mais aussi les enjeux éthiques et organisationnels associés à cette technologie. Officiellement créée un mois plus tard, cette société savante vise à fédérer une communauté encore dispersée – soignants, ingénieurs, chercheurs, data scientists – autour d’une approche à la fois scientifique, éthique et opérationnelle. SoFIA-Santé s’appuie aujourd’hui sur une dynamique francophone et s’organise autour de cinq comités : éthique et réglementation, recherche et innovation, formation et sensibilisation, partenariat et communication, usages et impacts environnementaux. Parmi nos priorités figure la production de recommandations, en premier lieu en dermatologie, où de nombreuses applications circulent sans validation médicale. À terme, nous envisageons d’ailleurs de référencer des solutions fiables dans un catalogue accessible aux professionnels. Encore jeune, l’association compte déjà une centaine d’adhérents et suscite un intérêt croissant. Nous participons à différents événements du secteur et organisons notre premier colloque le 29 mai 2026 à Beaune sur les jumeaux numériques en santé.
Quelles actions avez-vous engagées ? Plusieurs initiatives sont en cours. Sur le plan éthique, nous avons engagé des échanges avec le Comité consultatif national d’éthique pour construire des positions communes. En matière de formation et de sensibilisation, nous travaillons avec les pouvoirs publics à la création d’un outil pédagogique accessible via QR code, destiné à informer les professionnels et les patients sur l’IA en santé, ses usages et son cadre réglementaire – AI Act européen, RGPD. Nous développons également des collaborations internationales, notamment avec le CHU de Montréal et son écosystème en intelligence artificielle, avec la volonté d’élargir ces échanges à d’autres pays francophones. Enfin, nous œuvrons à mieux connecter les hôpitaux et les start-up afin de faciliter l’expérimentation de solutions en conditions réelles.
Quelles attentes observez-vous sur le terrain ?
Elles sont très fortes. Les professionnels demandent avant tout des repères pour intégrer l’IA dans leur pratique. Cela confirme l’importance de la formation. Nos cursus rencontrent d’ailleurs un réel succès et contribuent à diffuser une culture commune. Les enjeux liés à la qualité des données et aux exigences réglementaires sont mieux identifiés, mais des progrès restent à faire sur les dimensions éthiques, la souveraineté des outils et la gestion de projet. Développer une solution d’IA reste un processus long, qui suppose également d’anticiper un modèle économique viable, notamment dans le cadre des dispositifs médicaux.
Ce sont des problématiques que vous travaillez de longue date...
Oui, car le manque de structuration est encore important. Aujourd’hui, de nombreux usages de l’IA se développent de manière informelle dans les établissements. L’enjeu est d’accompagner cette transformation sans freiner l’innovation, ce qui suppose de trouver un équilibre entre cadre et agilité. L’IA évolue rapidement, alors que les processus institutionnels sont souvent plus lents. C’est précisément ce que nous avons voulu dépasser avec notre équipe DIAD, en favorisant une organisation décloisonnée : médecins, ingénieurs et data scientists travaillent ensemble, dans un même environnement, ce qui facilite les échanges, accélère les projets et permet une montée en compétences collective. Ce modèle collaboratif est, selon moi, indispensable. Pour cette même raison, il nous faut développer davantage de profils hybrides, pour comprendre à la fois les enjeux médicaux et techniques.
Quel regard portez-vous sur l'IA en santé ?
L’IA ne remplacera pas le médecin, mais elle transformera profondément sa pratique. Elle permettra de gagner du temps, d’améliorer la qualité des soins et de recentrer l’attention sur le patient. Elle peut aussi contribuer à répondre à certains défis comme les déserts médicaux ou l’errance diagnostique dans les maladies rares. De nombreux patients utilisent déjà des outils d’IA générative pour interpréter leurs résultats. Cela peut être utile, mais pose aussi des questions en matière de protection des données. Nous ne pouvons pas empêcher ces usages, mais nous pouvons les accompagner et les encadrer, en donnant aux patients les clés pour utiliser ces solutions de manière éclairée. L’IA peut également accélérer certains diagnostics, notamment dans les maladies rares, en orientant plus rapidement vers les bons examens. Mais cela suppose de disposer d’outils adaptés au domaine médical, sécurisés et construits à partir de données fiables, à l’instar des solutions développées au CHU de Dijon dans notre équipe DIAD.
Pourriez-vous nous en parler ?
Je pense par exemple à l’application « CROKIA », qui répond en continu aux questions des enfants et de leurs parents pour les conseils dans l’alimentation, dans un contexte d’oncologie pédiatrique. Nous avons également conçu « IA GenReport », une solution de génération automatique de comptes rendus en génétique, qui fait gagner un temps précieux tout en conservant une validation humaine systématique. Ou encore la solution « ikaros DNN », développée en partenariat avec une équipe allemande, pour assister au classement des chromosomes. Elle est aujourd’hui utilisée en routine pour l’analyse des caryotypes dans la plupart des CHU, avec un double contrôle par les techniciens et les médecins.
Comptez-vous développer ce type d'outils via SoFIA-Santé ?
Nous avons déjà développé « IA4MedSearch », un outil à base d’IA générative (RAG) permettant d’interroger des bases de connaissances médicales (notamment des articles scientifiques) et des recommandations nationales spécialisées pour obtenir des réponses fiables en quelques secondes. Mais au-delà des outils, notre ambition est surtout de structurer un écosystème. Aujourd’hui, trop d’initiatives se développent en parallèle, sans coordination. Si chaque établissement avance isolément, nous risquons une fragmentation et une concurrence contre-productive. À l’inverse, la collaboration permet de mutualiser les efforts et d’accélérer les déploiements, comme l’illustre le développement de « ikaros DNN » : en nous appuyant sur une expertise existante en Europe, nous avons pu co-construire une solution adaptée à nos besoins. De nombreuses applications locales sont déjà performantes. L’enjeu est désormais de les faire changer d’échelle, sous peine de laisser le champ libre à des acteurs internationaux.
Le mot de la fin ?
Au fond, la question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer. Soit nous la subissons, avec des outils conçus ailleurs et des usages peu maîtrisés, soit nous en faisons un levier construit par et pour les professionnels de santé. C’est tout l’enjeu aujourd’hui : passer d’initiatives isolées à une intelligence collective. L’IA n’est pas seulement une innovation technologique, c’est un changement de culture. Et ce changement ne pourra se faire qu’en réunissant les compétences, en partageant les expériences et en gardant une exigence forte sur le sens et l’éthique. C’est cette dynamique que nous cherchons à impulser à SoFIA-Santé.
Pr Patrick Callier : Il y a un peu moins de dix ans, le laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire du CHU Dijon Bourgogne a accueilli le Dr Davide Callegarin, premier médecin reconnu en France comme spécialiste de l’intelligence artificielle, grâce à sa triple compétence de médecin biologiste, ingénieur et data scientist – un profil très rare. Cette rencontre m’a conduit à co-créer l’unité fonctionnelle UF1873 dédiée à l’intelligence artificielle en santé (dite DIAD, pour Développement de l’IA au CHU de Dijon), qui positionne aujourd’hui notre établissement comme un acteur moteur et pionnier dans ce domaine. Dans le prolongement, j’ai développé un diplôme universitaire (DU) en IA en santé en partenariat avec l’université de Bourgogne, puis le premier diplôme inter-universitaire (DIU) consacré à l’IA générative en santé (GEN-IAs) en partenariat avec l’École de l’intelligence artificielle en santé (ÉIAS) du CHU de Montréal (CHUM), le CHUM, et les universités de Nantes et de Paris Cité – j’en assure également la responsabilité pédagogique. Je coordonne aussi le Datathon IA4Care, qui rassemble des équipes pluridisciplinaires autour de défis concrets, ainsi que l’initiative DataKids, dédiée à la sensibilisation des plus jeunes. Enfin, j’utilise moi-même l’IA au quotidien, en pratique clinique comme en recherche.
Dans quel contexte SoFIA-Santé a-t-elle vu le jour?
SoFIA-Santé a été lancée à l’occasion de la première journée dédiée à l’intelligence artificielle générative en santé, organisée en mai 2025 à Beaune pour explorer les innovations, mais aussi les enjeux éthiques et organisationnels associés à cette technologie. Officiellement créée un mois plus tard, cette société savante vise à fédérer une communauté encore dispersée – soignants, ingénieurs, chercheurs, data scientists – autour d’une approche à la fois scientifique, éthique et opérationnelle. SoFIA-Santé s’appuie aujourd’hui sur une dynamique francophone et s’organise autour de cinq comités : éthique et réglementation, recherche et innovation, formation et sensibilisation, partenariat et communication, usages et impacts environnementaux. Parmi nos priorités figure la production de recommandations, en premier lieu en dermatologie, où de nombreuses applications circulent sans validation médicale. À terme, nous envisageons d’ailleurs de référencer des solutions fiables dans un catalogue accessible aux professionnels. Encore jeune, l’association compte déjà une centaine d’adhérents et suscite un intérêt croissant. Nous participons à différents événements du secteur et organisons notre premier colloque le 29 mai 2026 à Beaune sur les jumeaux numériques en santé.
Quelles actions avez-vous engagées ? Plusieurs initiatives sont en cours. Sur le plan éthique, nous avons engagé des échanges avec le Comité consultatif national d’éthique pour construire des positions communes. En matière de formation et de sensibilisation, nous travaillons avec les pouvoirs publics à la création d’un outil pédagogique accessible via QR code, destiné à informer les professionnels et les patients sur l’IA en santé, ses usages et son cadre réglementaire – AI Act européen, RGPD. Nous développons également des collaborations internationales, notamment avec le CHU de Montréal et son écosystème en intelligence artificielle, avec la volonté d’élargir ces échanges à d’autres pays francophones. Enfin, nous œuvrons à mieux connecter les hôpitaux et les start-up afin de faciliter l’expérimentation de solutions en conditions réelles.
Quelles attentes observez-vous sur le terrain ?
Elles sont très fortes. Les professionnels demandent avant tout des repères pour intégrer l’IA dans leur pratique. Cela confirme l’importance de la formation. Nos cursus rencontrent d’ailleurs un réel succès et contribuent à diffuser une culture commune. Les enjeux liés à la qualité des données et aux exigences réglementaires sont mieux identifiés, mais des progrès restent à faire sur les dimensions éthiques, la souveraineté des outils et la gestion de projet. Développer une solution d’IA reste un processus long, qui suppose également d’anticiper un modèle économique viable, notamment dans le cadre des dispositifs médicaux.
Ce sont des problématiques que vous travaillez de longue date...
Oui, car le manque de structuration est encore important. Aujourd’hui, de nombreux usages de l’IA se développent de manière informelle dans les établissements. L’enjeu est d’accompagner cette transformation sans freiner l’innovation, ce qui suppose de trouver un équilibre entre cadre et agilité. L’IA évolue rapidement, alors que les processus institutionnels sont souvent plus lents. C’est précisément ce que nous avons voulu dépasser avec notre équipe DIAD, en favorisant une organisation décloisonnée : médecins, ingénieurs et data scientists travaillent ensemble, dans un même environnement, ce qui facilite les échanges, accélère les projets et permet une montée en compétences collective. Ce modèle collaboratif est, selon moi, indispensable. Pour cette même raison, il nous faut développer davantage de profils hybrides, pour comprendre à la fois les enjeux médicaux et techniques.
Quel regard portez-vous sur l'IA en santé ?
L’IA ne remplacera pas le médecin, mais elle transformera profondément sa pratique. Elle permettra de gagner du temps, d’améliorer la qualité des soins et de recentrer l’attention sur le patient. Elle peut aussi contribuer à répondre à certains défis comme les déserts médicaux ou l’errance diagnostique dans les maladies rares. De nombreux patients utilisent déjà des outils d’IA générative pour interpréter leurs résultats. Cela peut être utile, mais pose aussi des questions en matière de protection des données. Nous ne pouvons pas empêcher ces usages, mais nous pouvons les accompagner et les encadrer, en donnant aux patients les clés pour utiliser ces solutions de manière éclairée. L’IA peut également accélérer certains diagnostics, notamment dans les maladies rares, en orientant plus rapidement vers les bons examens. Mais cela suppose de disposer d’outils adaptés au domaine médical, sécurisés et construits à partir de données fiables, à l’instar des solutions développées au CHU de Dijon dans notre équipe DIAD.
Pourriez-vous nous en parler ?
Je pense par exemple à l’application « CROKIA », qui répond en continu aux questions des enfants et de leurs parents pour les conseils dans l’alimentation, dans un contexte d’oncologie pédiatrique. Nous avons également conçu « IA GenReport », une solution de génération automatique de comptes rendus en génétique, qui fait gagner un temps précieux tout en conservant une validation humaine systématique. Ou encore la solution « ikaros DNN », développée en partenariat avec une équipe allemande, pour assister au classement des chromosomes. Elle est aujourd’hui utilisée en routine pour l’analyse des caryotypes dans la plupart des CHU, avec un double contrôle par les techniciens et les médecins.
Comptez-vous développer ce type d'outils via SoFIA-Santé ?
Nous avons déjà développé « IA4MedSearch », un outil à base d’IA générative (RAG) permettant d’interroger des bases de connaissances médicales (notamment des articles scientifiques) et des recommandations nationales spécialisées pour obtenir des réponses fiables en quelques secondes. Mais au-delà des outils, notre ambition est surtout de structurer un écosystème. Aujourd’hui, trop d’initiatives se développent en parallèle, sans coordination. Si chaque établissement avance isolément, nous risquons une fragmentation et une concurrence contre-productive. À l’inverse, la collaboration permet de mutualiser les efforts et d’accélérer les déploiements, comme l’illustre le développement de « ikaros DNN » : en nous appuyant sur une expertise existante en Europe, nous avons pu co-construire une solution adaptée à nos besoins. De nombreuses applications locales sont déjà performantes. L’enjeu est désormais de les faire changer d’échelle, sous peine de laisser le champ libre à des acteurs internationaux.
Le mot de la fin ?
Au fond, la question n’est plus de savoir si l’IA va s’imposer en santé, mais comment nous choisissons de l’intégrer. Soit nous la subissons, avec des outils conçus ailleurs et des usages peu maîtrisés, soit nous en faisons un levier construit par et pour les professionnels de santé. C’est tout l’enjeu aujourd’hui : passer d’initiatives isolées à une intelligence collective. L’IA n’est pas seulement une innovation technologique, c’est un changement de culture. Et ce changement ne pourra se faire qu’en réunissant les compétences, en partageant les expériences et en gardant une exigence forte sur le sens et l’éthique. C’est cette dynamique que nous cherchons à impulser à SoFIA-Santé.
Rendez-vous à Beaune le 29 mai 2026 pour le 1er Congrès de SoFIA-Santé
Le premier congrès de la Société francophone de l’intelligence artificielle en santé rassemblera des professionnels de santé, des chercheurs, des ingénieurs et des acteurs de l’innovation pour faire le point sur les avancées de l’IA en médecine. Pensé comme un espace de dialogue et de structuration de la communauté, il proposera de nombreux échanges autour des enjeux éthiques, de l’intégration clinique des outils et des perspectives offertes par ces technologies, notamment à travers des thématiques émergentes comme les jumeaux numériques en santé
> https://sofia-sante.net/Conferences/FirstConf
SoFIA-Santé : gouvernance
• Président : Pr Patrick Callier
• Secrétaire générale et trésorière : Barbara Mathian
• Vice-présidents : Jean-Louis Fraysse, Dany Girard, Bénédicte Lelièvre, Jimmy Siméon, Thierry Vermeeren
• Conseil d’administration : Maria-Alice Bertolim, Fabrice Denis, Maxime Elbaz, Jean-Louis Fraysse, Pascale Gelin, Dany Girard, David Gruson, Bénédicte Lelièvre, Barbara Mathian, Stéphane Ohayon, Lionel Reichardt, Jimmy Siméon, Cécile Théard-Jallu, Thierry Vermeeren.
Le premier congrès de la Société francophone de l’intelligence artificielle en santé rassemblera des professionnels de santé, des chercheurs, des ingénieurs et des acteurs de l’innovation pour faire le point sur les avancées de l’IA en médecine. Pensé comme un espace de dialogue et de structuration de la communauté, il proposera de nombreux échanges autour des enjeux éthiques, de l’intégration clinique des outils et des perspectives offertes par ces technologies, notamment à travers des thématiques émergentes comme les jumeaux numériques en santé
> https://sofia-sante.net/Conferences/FirstConf
SoFIA-Santé : gouvernance
• Président : Pr Patrick Callier
• Secrétaire générale et trésorière : Barbara Mathian
• Vice-présidents : Jean-Louis Fraysse, Dany Girard, Bénédicte Lelièvre, Jimmy Siméon, Thierry Vermeeren
• Conseil d’administration : Maria-Alice Bertolim, Fabrice Denis, Maxime Elbaz, Jean-Louis Fraysse, Pascale Gelin, Dany Girard, David Gruson, Bénédicte Lelièvre, Barbara Mathian, Stéphane Ohayon, Lionel Reichardt, Jimmy Siméon, Cécile Théard-Jallu, Thierry Vermeeren.
> Article paru dans Hospitalia #73, édition de mai 2026, à lire ici